Chapitre 3

 

IIV: Souvenir

 

 

Il vit une femme. Très belle. Sa femme. Ses souvenirs lui remontaient peu à peu.  Il vivait dans un autre monde, dans un autre univers. Dans le deuxième monde. Il était immortel, il le savait. Un savoir nouveau bouillonnait dans sa tête. Il leva la tête et regarda. Il été sur une route de pierre, entouré d'une végétation dense. Loin derrière lui, une troupe de guerrier le suivait. Les Gardiens. Ils étaient chargés de surveiller la Porte. La Porte des Morts. Dans le ciel, volait quelques Horaures  sauvage. Loin devant lui, il y avait des Rebels de la Vie. Des milliers. Armés de Coutolbiées. Redoutable.

Il était chez lui.

Robert dit quelques paroles et s'éleva dans les airs. Il fit un signe, et ses troupes chargèrent. Droits vers les Rebels de la Vie. Les Gardiens étaient grand, avaient des armures légères, et été armés d'épées lourdes et puissantes. Le choc entre les Gardiens et les Rebels fut terrible. De ce terrible affrontement, il n'y avait eu aucune perte chez les Gardiens. En revanche, chez les Rebels de la Vie... Ils avaient tous été massacrés jusqu'au dernier. Robert ouvrit la bouche et parla:

"C'est bien..."

Des cris retentirent de la troupe.

Et soudain, Robert ne sut plus quoi faire. Il ouvrit la bouche pour crier. Aucun son n'en sortit. D'un coup, tout se mélangea.

Robert poussa un cri de douleur. Il fermi les yeux, et soudain, les rouvrit.

Il était de retour.

De retour dans le deuxième monde.

Et son exil dans le premier monde l'avait rendu furieux. Sa colère allait être terrible. Les gardiens, sous ses ordres, tueraient tous les habitants du deuxième monde. Et ensuite, il se rendra dans le premier monde, pour tuer les Rebels qui avaient réussi à passer. Lui, le fort, le puissant, l'immortel, le Gardien Suprême, exilé par les Rebels dans cet autre monde. Même les Yhorks ne pourraient pas lui résister.

Il était le Gardien Suprême.

Mais avant, il avait une dernière chose à faire. Le monde attendrait. Les Gardien eux aussi. Il devait rentrer, dans le premier monde, en attendant que la mort arrive. Lui, le Gardien Suprême, attendre la mort, comme un Humain, c'était pour lui une honte. Mais il ne pouvait rien n'y faire, ce n'était qu'un souvenir.

Un rêve.

Dont il ne se souviendrait sûrement jamais. Il était temps qu'il redevienne un humain, qu'il redevienne Robert...

Robert ouvrit les yeux, ne se rappelant pas où il était. En voyant le chemin de fer, la mémoire lui revint. Il avait sauté du train. Il était toujours vivant. Il avait vraiment eu beaucoup de chance.

Une ombre passa au dessus de lui. Il leva la tête et regarda. C'était un grand oiseau, de la taille d'un camion. Et sur son cou, il y avait une selle. Un homme était assis sur cette selle. Il prit quelque chose dans un sac en peau, et le lança sur Robert, qui se cacha derrière un arbre. Là où il était quelques instants plus tôt, il y avait un couteau enfoncé dans le sol. L'homme leva sa main, et l'arbre se déracina. Il chuchota quelques mots à l'oreille de son oiseau, et il se posa sur le sol. Il ouvrit la bouche pour parler:

"Attrape ce couteau, et défends toi. J'ai pour ordre de te tuer, mais je ne suis pas lâche. Bats-toi, et meurs!!!" Il lui lança un couteau, et sortit de sa poche une sacoche minuscule. Il murmura quelques mots, et la sacoche se transforma en une magnifique épée. L'homme fonça vers Robert à une vitesse effrayante. Il leva son épée, mais Robert s'était déjà enfui. Robert se met à courir le plus loin possible. Il coure, il coure, mais l'autre est plus rapide. "Cet homme, cette machine à tuer, est terrible", pense silencieusement Robert. L'homme soulève Robert par son col. Robert lance son couteau en l'air. Haut.

Très haut.

 

L'homme le jette à terre. Il est terrible. Sans pitié. Il lève son épée, prêt à tuer Robert. Soudain, il stoppe son mouvement.

 

Il a un couteau enfoncé dans le crâne.

Le couteau que Robert a lancé.

 

C'est la loi de la gravité. On lance un couteau, il retombe.

 

La loi de la gravité, c'est bien, mais seulement quand le couteau retombe sur l'autre. Sinon, cela ne sert pas à grand-chose.

 

Robert contempla l'homme, puis s'allongea quelques minutes sur le sol, se demandant qui était cet homme, est pourquoi autant de personne voulait le tuer. Il ne le savait pas. Il ne se rappelait de rien. Juste une maison. Une grande maison. Mais il ne voulait plus y aller. Il voulait laisser ou était le passé, et commencer une nouvelle vie. Une vie calme, tranquille, où il espérait que personne n'essayerai de l'assassiner. Il regarda le cadavre, et il eu comme des remords.

 

Il avait tué un homme.

 

Il était recherché par la police.

 

Il ne savait rien de son passé.

 

Il regarda ce qu'il y avait d'autre dans la sacoche. Il y trouva deux lames tranchantes. Il les accrocha à sa ceinture.

 

 

Il allait débuter sa nouvelle vie. Et pour commencer, il devait survivre.

 

 

Dernière mise à jour de cette page le 15/10/2008

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